ÉLÉMENTS POUR UNE SPIRITUALITÉ DU TRAVAIL
Toute la dernière partie de l'encyclique de "Laborem exercens"est consacrée à ce sujet. Deux idées s'en détachent avec force.
a) le travail comme coopération à l'œuvre du Créateur
"Dans les paroles de la Révélation divine, on trouve très profondément inscrite cette vérité fondamentale que l'homme, créé à l'image de Dieu, participe par son travail à l'œuvre du Créateur, et continue en un certain sens, à la mesure de ses possibilités, à la développer et à la compléter, en progressant toujours davantage dans la découverte des ressources et des valeurs incluses dans l'ensemble du monde créé. Nous trouvons cette vérité dès le commencement de la Sainte Ecriture, dans le Livre de la Genèse, où l'œuvre même de la création est présentée sous la forme d'un "travail" accompli par Dieu durant "six jours" et aboutissant au "repos" du septième jour. D'autre part, le dernier livre de la Sainte Ecriture résonne encore des mêmes accents de respect pour l'œuvre que Dieu a accomplie par son "travail" créateur lorsqu'il proclame :
"Grandes et admirables sont tes oeuvres, ô Seigneur Dieu tout-puissant", proclamation qui fait écho à celle du Livre de la Genèse dans lequel la description de chaque jour de la création s'achève par l'affirmation: "Et Dieu vit que cela était bon".
b) le travail comme collaboration à la Rédemption
"La sueur et la peine que le travail comporte nécessairement dans la condition présente de l'humanité offrent au chrétien et à tout homme qui est appelé, lui aussi, à suivre le Christ, la possibilité de participer dans l'amour à l'œuvre que le Christ est venu accomplir. Cette œuvre de salut s'est réalisée par la souffrance et la mort sur la croix. En supposant la peine du travail en union avec le Christ crucifié pour nous, l'homme collabore en quelque manière avec le Fils de Dieu à la rédemption de l'humanité. Il se montre le véritable disciple de Jésus en portant à son tour la croix chaque jour dans l'activité qui est la sienne."
(Jean-Paul II, LE. vers la fin)
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